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 Le Pari des Poupées

Exposition-Vente : 24 septembre - 31 décembre 2016 > Prolongation > 14 janvier 2017

Si, si, enfin un musée qui rend accessibles ses œuvres aux amateurs !



Cette première exposition-vente, inaugurée le 23 septembre 2016 au soir, dispersera de belles poupées anciennes européennes des XIX et XX siècles dont la valeur oscille entre 150 et 15 000 euros. Cette sélection de poupées et d’objets de qualité provient de nos réserves et de quelques autres collections privées, qui nous ont été confiées afin que nous les dispersions auprès d’une clientèle avisée, qui saura en apprécier l’intérêt de collection.

L’exposition sera nourrie de pièces très diverses pour tous les budgets. Autour des poupées, seront proposés aussi des accessoires, des meubles à leur échelle, des animaux de compagnie en fourrure ou en peluche, des dinettes, des vêtements etc…

Le principe est équivalent à celui d’une galerie : les premiers venus seront les premiers servis et auront le plus large choix ! Le retrait des objets peut être immédiat dès paiement complet effectué. Des délais de règlement sont acceptés, ce qui permettra aux collectionneurs qui le souhaitent d’échelonner leur financement. Tout acheteur bénéficiera, en outre, du remboursement de son entrée au musée et de la possibilité de manipuler l’objet, sur rendez-vous.

Qui ne rêverait pas de pouvoir s’offrir une poupée ancienne choisie dans un musée et dans les meilleures conditions, en prenant le temps d’observer chaque objet, de s’informer sur son histoire, de pondérer son achat sans bouder son plaisir ?!

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La tête d’affiche de cette exposition est un remarquable Bébé Bru de l’époque d’Henri Chevrot (1883-1889) en taille 7. La caractéristique des bébés Bru de cette période réside dans le choix de poursuivre une production de corps en cuir par opposition aux corps en bois et composition des bébés articulés produits par les concurrents de cette illustre maison. En effet, ce bébé classique a le tronc en cuir rembourré, les bras en bois recouvert de cuir, la tête, les avant-bras et le buste en biscuit et le bas des jambes en bois et composition. Sa tenue de ballerine est intéressante car ses chaussons sont d’origine et sa robe a été restaurée par un grand antiquaire américain qui a remplacé les soiries fusées d’origine tout en conservant les dentelles et le point d’esprit de la robe initiale. La perruque en mohair blond est également d’origine.

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Parmi les parisiennes réunies à cette occasion, on notera ce bel exemplaire du Second Empire. Il a une tête à buste fixe, marquée B 4 S, très pâle, avec de beaux yeux en émail bleu cobalt. Cette poupée attribuée à la maison Blampoix a un corps en peau rembourré au liège émietté et une perruque en mohair de style. Présentée dans une malle ancienne, cette poupée est agrémentée d’un trousseau composé de quatre tenues en soie, réalisées avec beaucoup de soin par une couturière chevronnée qui a respecté le style de son époque. L’ensemble qu’elle porte, en soie prune et lainage ivoire, est enjolivé par un chapeau de promenade réalisé à partir de patrons parus dans le magazine ’La Poupée Modèle’. Une tenue rouge vif et une troisième en bleu roy enrichissent le trousseau, complété par une admirable tenue de mariée en soie crème décorée, ton sur ton, par un damassé et de fines dentelles. Des chaussures anciennes en cuir et un petit sac brodé à la main enrichissent ce beau témoignage d’une époque faste, durant laquelle les poupées jouaient un rôle essentiel dans l’apprentissage de la couture.

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Sous le Second Empire les poupées les plus luxueuses étaient souvent encore réalisées en cire, spécialité de certaines maisons anglaises telles que Montanari, Pierotti, Lucy Peck… Ces poupées aux proportions enfantines portent le même type de costume qui habillait, à la même époque, les première poupées à tête en biscuit de fabricants tels que Huret, Rohmer… Le modèle présenté ici a certainement été diffusé sur le marché français et a les caractéristiques de la célèbre poupée de Sophie, héroïne du roman de la Comtesse de Ségur "Les Malheurs de Sophie". Sa tête et ses membres sont en cire coulée, ses yeux sont en verre et son corps en toile rembourrée. Ultime touche de raffinement, ses cheveux en mohair sont implantés à même le crâne. Sa robe est coupée dans une cotonnade imprimée typique de cette génération avec riches dessous en lingerie. Une coiffe en soie et dentelles complète l’ensemble à l’image des petites filles modèles de l’ancien temps.

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Le nom incontournable dans l’histoire de la poupée française au XIX siècle est celui de la maison Jumeau. Le modèle présenté ici date du milieu des années 1880, du temps ou l’entreprise était désormais dirigée par Emile, le fils cadet du fondateur. Ce charmant bébé articulé mesure 72 cm, une grande taille qui permet d’apprécier le détail de la sculpture du visage, la finesse du maquillage et la beauté des yeux que le fabricant disait ’humains’. Ces yeux en émail et cristal étaient l’oeuvre de Monsieur Guépratte qui appliqua aux yeux des poupées les même techniques de fabrication que celles utilisées par les prothésistes oculaires. Un des clichés du bébé de cette génération repose dans la perruque en cheveux naturels coiffée avec des boucles anglaises, parfaitement préservées dans ce spécimen. Le costume marin est un autre classique des bébés de cette époque. Celui-ci, de facture Jumeau, est l’oeuvre d’Ernestine Jumeau, épouse d’Emile, qui chapeautait le département de confection de l’entreprise. C’est à elle que l’on doit le cachet parisien des costumes qui ont fait la renommée de cette maison dans le monde entier. D’autres bébés de cette production très emblématique du XIX siècle seront inclus dans l’exposition en couvrant différentes tailles et différents modèles de têtes et de corps, la plupart étant vêtus de leurs costumes d’origine.

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C’est le cas de cet exceptionnel bébé à la bouche ouverte, un des premiers fabriqués ainsi par la maison Jumeau dès 1887. La qualité de son maquillage aux sourcils très arqués, aux yeux humains profonds et lumineux et à la longue perruque en mohair blond égale celle de son costume richissime, en satin de soie cerise garni de dentelle de soie écrue. Le chapeau est fabuleux, garni de noeuds en forme de fleurs taillées dans un chiffon de soie, ton sur ton. Sans oublier les riches dessous et les chaussures en cuir marquées à l’abeille en taille 11. Les bébés de ce genre étaient les plus chers sur le marché, à l’époque, plus onéreux encore que les modèles à la bouche fermée. Les collectionneurs avertis l’ont bien compris, de nos jours, et la côte de modèles comme celui-ci égale désormais celle des modèles contemporains à la bouche fermée.

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Dès 1909, en suivant l’impulsion donnée par quelques fabricants allemands tels que Kämmer & Reinhardt, Kestner, Heubach Gebruder, l’industrie française, et notamment la Société Française de fabrication de Bébés et Jouets lança un nouveau type de bébés articulés connu sous le terme de ’caractère’. Désormais on s’éloignait de l’idéal esthétique imposé durant l’ère victorienne et on abordait la poupée d’une façon bien plus réaliste. Finis les minois trop jolis et un peu stéréotypés du XIX siècle, place, aux visages plus expressifs et variés des caractères du début du XX siècle. C’est à cette époque, aussi, que la représentation du nouveau-né est revalorisée. L’ancienne fillette qui se projetait dans l’avenir en jouant avec les parisiennes adultes du Second Empire avait laissé la place à l’enfant roi du dernier quart du siècle, qui voyait dans les bébés articulés son propre reflet, ou tout du moins l’idéalisation de ce que les adultes attendaient d’une enfant modèle. Et successivement, l’enfant du début du siècle suivant se délecta dans un jeu plus moderne consistant à considérer la poupée comme l’enfant de l’enfant, d’où la représentation du nouveau-né et du bébé expressif, qui ne sourit pas toujours sagement mais, au contraire, qui boude, qui crie, qui pleure, qui fait des grimaces. C’est le cas du poupon allemand présenté ci-contre, fabriqué par Franz Schmidt, qui tient dans ses bras un poupon assez rare de facture SFBJ issu du moule 272 en taille 6.

• Petite sélection de poupées


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Bébé Bru, 15000€
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Bébé Jumeau, 3650€
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Poupée de cire, 2450€
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Poupon Catterfelder, 390€ et Bye-lo baby par Grace Putnam, 450€
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Parisienne avec trousseau, 4750€
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Bébé Jumeau E13J, 6950€


• Objets disponibles sur notre site internet

https://boutique.museedelapoupeepar…

• Quelques images de l’exposition

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Etudiant (12-25 ans) : 6 €
Chômeur : 6 €
Senior (+de 65 ans) : 6 €
Enfant (3-11 ans) : 4 €
Handicapé : 4 €


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